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L'Économie de la responsabilité sociale et environnementale de l'entreprise : le rôle informationnel des tierces tarties / Gabrielle Moineville ; sous la direction de Matthieu Glachant

Auteur principal : Moineville, Gabrielle, 1986-...Auteur secondaire : : Glachant, Matthieu, 1966-...., Directeur de thèse, Membre du juryAuteur secondaire collectivité : École nationale supérieure des mines, Paris, Organisme de soutenance;Ecole doctorale Economie, organisations, société, Nanterre, Ecole doctorale associée à la thèse;Centre d'économie industrielle, Paris, Laboratoire associé à la thèsePublication :2012Classification : 330Résumé : Cette thèse étudie le rôle des tierces parties dans les problématiques informationnelles autour de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE). Les entreprises revendiquent de plus en plus le fait qu'elles adoptent des pratiques responsables. Cela peut être lié au fait qu'il existe des parties prenantes (e.g. consommateurs, investisseurs) qui sont prêtes à récompenser les comportements responsables. Cependant, la véracité des revendications des entreprises est souvent impossible ou au moins difficile à certifier, ce qui peut inciter les entreprises à manipuler leur communication. Cette dissertation a pour objectif d'analyser la façon dont de tierces parties peuvent tempérer cette asymétrie d'information. Des organisations comme des agences de notations, des organisations non-gouvernementales (ONGs) ou des organismes certificateurs, peuvent examiner les actions réelles des entreprises et transmettre cette information aux parties prenantes. Ces tierces parties ont un comportement informationnel hétérogène: certaines fournissent des informations plus particulièrement sur les entreprises qui se comportent de manière irresponsable, alors que d'autres se spécialisent dans la mise en lumière des entreprises responsables. Nous développons un modèle théorique simple qui explore l'offre de qualité dans des environnements informationnels amicaux, où la qualité est révélée plus souvent lorsqu'elle est haute que lorsqu'elle est basse, et dans des environnements hostiles, où c'est l'inverse. Nous appliquons ensuite ce modèle à deux types de tierces parties: les ONGs et les labels. Nous étudions le choix de production de bonnes ou mauvaises nouvelles afin de comprendre quand et pourquoi les ONGs choisissent d'être hostiles ou amicales. Ensuite, nous cherchons à évaluer quel est le niveau de sévérité des labels qui entraîne le plus d'investissement et le bien être social le plus important.; This thesis studies the role of third parties in tempering informational issues at stake with regard to corporate social responsibility (CSR). Firms growingly claim to be adopting responsible practices, and it may be so because some socially conscious stakeholders (e.g. consumers, investors) are ready to reward such behaviors. Nevertheless, truthfulness of firms' virtue claims is often impossible or at least difficult to ascertain, which creates an incentive for firms to manipulate their communication. This dissertation intends to analyse how third parties can temper this asymmetry of information. Organisms such as rating agencies, non-governmental organisations, labeling institutions, can investigate firms' real actions and convey this information to stakeholders. These third parties have heterogeneous informational behaviors: some of them mostly disclose information on firms that do not behave responsibly while others are specialized in revealing firms that are socially or environmentally responsible. We develop a simple theoretical model that explores the provision of quality by a firm under friendly informational environments, in which quality is more often disclosed when it is high than when it is low, and hostile environments, in which the converse holds. We apply this base model to two types of third party: NGOs and labels. We endogenize the production of good and bad news in order to understand when and why NGOs choose between being hostile or friendly. Then, we seek to assess what is the more efficient level of label's strictness to spur social welfare and investment in high quality..Thèse : .Sujet - Nom d'actualité : Thèses et écrits académiques -- Thèses et écrits académiques ;Responsabilité environnementale -- Thèses et écrits académiques ;Théorie des jeux -- Thèses et écrits académiques Ressource en ligneAccès au texte intégral | Accès en ligne | Accès en ligne
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Ecole(s) Doctorale(s) : Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre)

Partenaire(s) de recherche : Centre d'économie industrielle (Paris) (Laboratoire)

Autre(s) contribution(s) : Mireille Chiroleu-Assouline (Président du jury) ; Matthieu Glachant, Philippe Mahenc, Pierre Fleckinger (Membre(s) du jury) ; Yolande Hiriart, Frans De Vries (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Économie et finance Paris, ENMP 2012

Cette thèse étudie le rôle des tierces parties dans les problématiques informationnelles autour de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE). Les entreprises revendiquent de plus en plus le fait qu'elles adoptent des pratiques responsables. Cela peut être lié au fait qu'il existe des parties prenantes (e.g. consommateurs, investisseurs) qui sont prêtes à récompenser les comportements responsables. Cependant, la véracité des revendications des entreprises est souvent impossible ou au moins difficile à certifier, ce qui peut inciter les entreprises à manipuler leur communication. Cette dissertation a pour objectif d'analyser la façon dont de tierces parties peuvent tempérer cette asymétrie d'information. Des organisations comme des agences de notations, des organisations non-gouvernementales (ONGs) ou des organismes certificateurs, peuvent examiner les actions réelles des entreprises et transmettre cette information aux parties prenantes. Ces tierces parties ont un comportement informationnel hétérogène: certaines fournissent des informations plus particulièrement sur les entreprises qui se comportent de manière irresponsable, alors que d'autres se spécialisent dans la mise en lumière des entreprises responsables. Nous développons un modèle théorique simple qui explore l'offre de qualité dans des environnements informationnels amicaux, où la qualité est révélée plus souvent lorsqu'elle est haute que lorsqu'elle est basse, et dans des environnements hostiles, où c'est l'inverse. Nous appliquons ensuite ce modèle à deux types de tierces parties: les ONGs et les labels. Nous étudions le choix de production de bonnes ou mauvaises nouvelles afin de comprendre quand et pourquoi les ONGs choisissent d'être hostiles ou amicales. Ensuite, nous cherchons à évaluer quel est le niveau de sévérité des labels qui entraîne le plus d'investissement et le bien être social le plus important.

This thesis studies the role of third parties in tempering informational issues at stake with regard to corporate social responsibility (CSR). Firms growingly claim to be adopting responsible practices, and it may be so because some socially conscious stakeholders (e.g. consumers, investors) are ready to reward such behaviors. Nevertheless, truthfulness of firms' virtue claims is often impossible or at least difficult to ascertain, which creates an incentive for firms to manipulate their communication. This dissertation intends to analyse how third parties can temper this asymmetry of information. Organisms such as rating agencies, non-governmental organisations, labeling institutions, can investigate firms' real actions and convey this information to stakeholders. These third parties have heterogeneous informational behaviors: some of them mostly disclose information on firms that do not behave responsibly while others are specialized in revealing firms that are socially or environmentally responsible. We develop a simple theoretical model that explores the provision of quality by a firm under friendly informational environments, in which quality is more often disclosed when it is high than when it is low, and hostile environments, in which the converse holds. We apply this base model to two types of third party: NGOs and labels. We endogenize the production of good and bad news in order to understand when and why NGOs choose between being hostile or friendly. Then, we seek to assess what is the more efficient level of label's strictness to spur social welfare and investment in high quality.

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