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La consommation de musique dans un écosystème / Dandan Niu ; sous la direction de Olivier Bomsel

Auteur principal : Niu, Dandan, 1989-...., AuteurAuteur secondaire : : Bomsel, Olivier, 1957-...., Directeur de thèse, Membre du jury;Kyle, Margaret, Président du jury de soutenance;Paris, Thomas, 1970-...., Rapporteur de la thèse;Bourreau, Marc, 19..-...., économiste, Rapporteur de la thèseAuteur secondaire collectivité : Université de Recherche Paris Sciences et Lettres, Organisme de soutenance;École doctorale Économie, organisations, société, Nanterre, Ecole doctorale associée à la thèse;Centre d'économie industrielle, Paris, Laboratoire associé à la thèse;École nationale supérieure des mines, Paris, Autre partenaire associé à la thèseLangue :de résumé, Français ; de résumé, Anglais.Publication :2018Dewey: 338.47Classification : 330Résumé : Pendant des décennies, la France a imposé des quotas pour la musique francophone. Les stations de radio doivent réserver un pourcentage minimal de pièces musicales pour les chansons de langue française depuis 1996. Le développement des services de diffusion en continu, sans quotas, a changé notre façon d'écouter de la musique et pose un nouveau défi aux organismes de réglementation. L'applicabilité des quotas est de plus en plus difficile dans l'industrie de la radiodiffusion et pose la question du désavantage concurrentiel. Dans cette thèse, j'essaie de répondre à trois questions principales sur le thème de la consommation de musique dans cet écosystème en mutation. Dans un premier temps, j'examine empiriquement les réponses stratégiques des radios françaises aux quotas de musique francophone. Les stations respectent-elles les quotas? L'audience réalisée pour la musique francophone est-elle inférieure à ce qu'elle serait en l'absence de ces réponses stratégiques? Pour répondre à ces questions, j'utilise des données détaillées sur les listes de lecture des principales stations de radio en France pour montrer que les stations ont une certaine latitude pour ajuster leurs playlists soumises aux contraintes de quotas. Deuxièmement, je construis un ensemble de données pour fournir des preuves descriptives sur les services de radio et de streaming. Ce sont des modèles économiques entièrement différents et ils ne sont pas comparables sans ajuster l'ensemble de données pour refléter les différences. Afin de comparer le nombre de titres musicaux sur les stations de radio avec le nombre de flux sur les services de streaming, je développe une méthodologie pour combiner les données radio avec les données en streaming en France en 2016. Troisièmement, en utilisant cette nouvelle base de données, la variété des motifs et de la musique sur les services de streaming se compare à celle de la radio. Je fournis également des preuves empiriques sur les ex ternalités de consommation des deux marchés.; For decades, France has imposed quotas for Francophone music. Radio stations need to reserve a minimum percentage of total song plays for French-language songs since 1996. The development of streaming services, which faces no quotas, has changed how we listen to music and poses a new challenge to regulators. The applicability of quotas is increasingly difficult in the radio broadcasting industry and raises the question of competitive disadvantage. In this thesis, I try to answer three main issues on the topic of music consumption in this changing ecosystem. First, I empirically examine the strategic responses of French radio stations to quotas for Francophone music. Do stations comply with the quotas? Is the realized audience for Francophone music lower than it would be in the absence of these strategic responses? To answer these questions, I use detailed data on the playlists of major radio stations in France to show that stations have some scope for adjusting their playlists subject to the quota constraints. Second, I build a dataset to provide some descriptive evidence on radio and streaming services. These are entirely different economic models, and are not comparable without adjusting the dataset to reflect the differences. In order to compare the audience number of music titles on radio stations with the number of streams on streaming services, I develop a methodology to combine radio data with streaming data in France in 2016. Third, using this novel dataset, I look at music consumption pattern and music variety on streaming services compares to that of radio. I also provide empirical evidence on the consumption externalities of both markets..Thèse : .Sujet - Nom d'actualité : Exception culturelle -- Thèses et écrits académiques Ressource en ligneAccès au texte intégral | Accès en ligne | Accès en ligne
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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Économie, organisations, société (Nanterre)

Partenaire(s) de recherche : Centre d' Economie Industrielle (Laboratoire), École nationale supérieure des mines (Paris) (établissement de préparation de la thèse)

Autre(s) contribution(s) : Margaret Kyle (Président du jury) ; Olivier Bomsel (Membre(s) du jury) ; Thomas Paris, Marc Bourreau (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Economie et finance Paris Sciences et Lettres 2018

Pendant des décennies, la France a imposé des quotas pour la musique francophone. Les stations de radio doivent réserver un pourcentage minimal de pièces musicales pour les chansons de langue française depuis 1996. Le développement des services de diffusion en continu, sans quotas, a changé notre façon d'écouter de la musique et pose un nouveau défi aux organismes de réglementation. L'applicabilité des quotas est de plus en plus difficile dans l'industrie de la radiodiffusion et pose la question du désavantage concurrentiel. Dans cette thèse, j'essaie de répondre à trois questions principales sur le thème de la consommation de musique dans cet écosystème en mutation. Dans un premier temps, j'examine empiriquement les réponses stratégiques des radios françaises aux quotas de musique francophone. Les stations respectent-elles les quotas? L'audience réalisée pour la musique francophone est-elle inférieure à ce qu'elle serait en l'absence de ces réponses stratégiques? Pour répondre à ces questions, j'utilise des données détaillées sur les listes de lecture des principales stations de radio en France pour montrer que les stations ont une certaine latitude pour ajuster leurs playlists soumises aux contraintes de quotas. Deuxièmement, je construis un ensemble de données pour fournir des preuves descriptives sur les services de radio et de streaming. Ce sont des modèles économiques entièrement différents et ils ne sont pas comparables sans ajuster l'ensemble de données pour refléter les différences. Afin de comparer le nombre de titres musicaux sur les stations de radio avec le nombre de flux sur les services de streaming, je développe une méthodologie pour combiner les données radio avec les données en streaming en France en 2016. Troisièmement, en utilisant cette nouvelle base de données, la variété des motifs et de la musique sur les services de streaming se compare à celle de la radio. Je fournis également des preuves empiriques sur les ex ternalités de consommation des deux marchés.

For decades, France has imposed quotas for Francophone music. Radio stations need to reserve a minimum percentage of total song plays for French-language songs since 1996. The development of streaming services, which faces no quotas, has changed how we listen to music and poses a new challenge to regulators. The applicability of quotas is increasingly difficult in the radio broadcasting industry and raises the question of competitive disadvantage. In this thesis, I try to answer three main issues on the topic of music consumption in this changing ecosystem. First, I empirically examine the strategic responses of French radio stations to quotas for Francophone music. Do stations comply with the quotas? Is the realized audience for Francophone music lower than it would be in the absence of these strategic responses? To answer these questions, I use detailed data on the playlists of major radio stations in France to show that stations have some scope for adjusting their playlists subject to the quota constraints. Second, I build a dataset to provide some descriptive evidence on radio and streaming services. These are entirely different economic models, and are not comparable without adjusting the dataset to reflect the differences. In order to compare the audience number of music titles on radio stations with the number of streams on streaming services, I develop a methodology to combine radio data with streaming data in France in 2016. Third, using this novel dataset, I look at music consumption pattern and music variety on streaming services compares to that of radio. I also provide empirical evidence on the consumption externalities of both markets.

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