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La productivité des industries méditerranéennes [] / [CEPII, Centre d'études prospectives et d'informations internationales] ; Agnès Chevallier, Deniz Ünal-Kesenci

Auteur principal collectivité : Centre d'études prospectives et d'informations internationales, France, Auteur secondaire : : Chevallier, Agnès, 1950-...., ;Ünal-Kesenci, Deniz, Publication :Paris : Centre d'études prospectives et d'informations internationales, 2001Description : 1 vol. (65 f.) ; 24 cmRésumé : Ce travail fait partie d'un ensemble de travaux en cours au CEPII, consacrés aux comparaisons internationales de productivité manufacturière. L'objectif est ici de comparer les industries manufacturières de cinq pays de l'espace euro-méditerranéen se situant à des niveaux très différents de revenu par tête et d'intégration à l'Union européenne. L'Espagne, le Portugal, la Turquie, le Maroc et l'Égypte sont comparés à la France. A partir des résultats des enquêtes industrielles nationales, des bases de données sont construites dans une nomenclature industrielle identique. Les comparaisons sont ensuite menées en utilisant la méthode développée à l'Université de Groningen dans le cadre du Projet de Comparaisons Internationales de Prix et de Production (sigle anglais, ICOP). Un panier de biens représentatif de la production manufacturière des deux pays est construit pour chaque couple de pays. La valeur de ce panier en monnaie nationale, rapportée à la valeur du panier en francs, fournit un taux de change de parité de prix de production manufacturière (PPM). Ces taux de PPM sont utilisés pour estimer les niveaux "réels" de production et de productivité du travail. Rapportés aux taux de change nominaux, ils fournissent des niveaux de prix (niveaux de taux de change réels) qui permettent de mettre en évidence d'éventuels désajustements du taux de change pouvant affecter la compétitivité-prix des produits manufacturés. Les résultats montrent que les écarts de productivité manufacturière observés par rapport à la France (très élevés en ce qui concerne l'Égypte et le Maroc) sont plus faibles que les écarts de revenu par tête. Cependant, alors qu'une certaine convergence des revenus par tête s'observe au cours des quinze dernières années, les niveaux de productivité manufacturière ne se rapprochent pas du niveau français. La seule exception est la Turquie dont la productivité du travail progresse sur la période sensiblement plus que celle de la France, en dépit d'une forte croissance des effectifs employés. À cet égard, une nette distinction s'opère entre les pays les plus développés, France, Espagne et Portugal, où l'emploi manufacturier diminue sur la période, et les trois autres pays, Turquie, Égypte et surtout Maroc, où la progression de l'emploi est forte. Ces évolutions divergentes sont le résultat de conditions macroéconomiques différentes, mais aussi d'une évolution opposée des spécialisations. Le recul des industries de main-d'oeuvre dans les pays les plus développés, et notamment en France, contraste avec le développement de ces industries dans les pays de l'Est et du Sud de la Méditerranée, développement qui s'est produit dès lors que ces pays ont adopté des politiques économiques favorisant les exportations. Ainsi, l'intensification des échanges régionaux de nature inter-branches a contribué à éloigner, plutôt qu'à rapprocher, les structures productives ainsi que la productivité moyenne de l'industrie manufacturière au sein de l'espace euro-méditerranéen. Le libre-échange contenu dans les accords d'association entre l'Union européenne et le Maroc et l'Égypte ne vient pas consacrer un processus de convergence industrielle, même s'il est destiné à le favoriser à terme. L'examen des niveaux de prix montre qu'il n’existe pas aujourd’hui de désajustements du taux de change d'ampleur comparable à ceux qui ont pu être observés au cours des années quatre-vingt ou au début des années quatre-vingt-dix. Néanmoins, il met aussi en évidence les tensions qui peuvent naître dès lors que l'appréciation réelle dépasse le rythme correspondant au rattrapage économique. Les contraintes macroéconomiques de l'appartenance à la zone monétaire européenne ou d'un ancrage trop rigide à l'euro peuvent alors compromettre la convergence réelle des économies. Ces résultats pour l'ensemble de l'industrie manufacturière sont complétés par des résultats sectoriels..Bibliographie: Bibliogr. f. 48-49. Notes bibliogr..Sujet - Nom d'actualité : Productivité -- Méditerranée (région) Sujet : Région Méditerranéenne ;Productivité ;Prix ;Entreprise industrielle ;Coût salarial Sujet Catégorie : ECONOMIE-FINANCES-GESTION
Current location Call number Status Date due Barcode
Bib. Paris
EMP C 169 (01-16) Available EMP62399D

Bibliogr. f. 48-49. Notes bibliogr.

Ce travail fait partie d'un ensemble de travaux en cours au CEPII, consacrés aux comparaisons internationales de productivité manufacturière. L'objectif est ici de comparer les industries manufacturières de cinq pays de l'espace euro-méditerranéen se situant à des niveaux très différents de revenu par tête et d'intégration à l'Union européenne. L'Espagne, le Portugal, la Turquie, le Maroc et l'Égypte sont comparés à la France. A partir des résultats des enquêtes industrielles nationales, des bases de données sont construites dans une nomenclature industrielle identique. Les comparaisons sont ensuite menées en utilisant la méthode développée à l'Université de Groningen dans le cadre du Projet de Comparaisons Internationales de Prix et de Production (sigle anglais, ICOP). Un panier de biens représentatif de la production manufacturière des deux pays est construit pour chaque couple de pays. La valeur de ce panier en monnaie nationale, rapportée à la valeur du panier en francs, fournit un taux de change de parité de prix de production manufacturière (PPM). Ces taux de PPM sont utilisés pour estimer les niveaux "réels" de production et de productivité du travail. Rapportés aux taux de change nominaux, ils fournissent des niveaux de prix (niveaux de taux de change réels) qui permettent de mettre en évidence d'éventuels désajustements du taux de change pouvant affecter la compétitivité-prix des produits manufacturés. Les résultats montrent que les écarts de productivité manufacturière observés par rapport à la France (très élevés en ce qui concerne l'Égypte et le Maroc) sont plus faibles que les écarts de revenu par tête. Cependant, alors qu'une certaine convergence des revenus par tête s'observe au cours des quinze dernières années, les niveaux de productivité manufacturière ne se rapprochent pas du niveau français. La seule exception est la Turquie dont la productivité du travail progresse sur la période sensiblement plus que celle de la France, en dépit d'une forte croissance des effectifs employés. À cet égard, une nette distinction s'opère entre les pays les plus développés, France, Espagne et Portugal, où l'emploi manufacturier diminue sur la période, et les trois autres pays, Turquie, Égypte et surtout Maroc, où la progression de l'emploi est forte. Ces évolutions divergentes sont le résultat de conditions macroéconomiques différentes, mais aussi d'une évolution opposée des spécialisations. Le recul des industries de main-d'oeuvre dans les pays les plus développés, et notamment en France, contraste avec le développement de ces industries dans les pays de l'Est et du Sud de la Méditerranée, développement qui s'est produit dès lors que ces pays ont adopté des politiques économiques favorisant les exportations. Ainsi, l'intensification des échanges régionaux de nature inter-branches a contribué à éloigner, plutôt qu'à rapprocher, les structures productives ainsi que la productivité moyenne de l'industrie manufacturière au sein de l'espace euro-méditerranéen. Le libre-échange contenu dans les accords d'association entre l'Union européenne et le Maroc et l'Égypte ne vient pas consacrer un processus de convergence industrielle, même s'il est destiné à le favoriser à terme. L'examen des niveaux de prix montre qu'il n’existe pas aujourd’hui de désajustements du taux de change d'ampleur comparable à ceux qui ont pu être observés au cours des années quatre-vingt ou au début des années quatre-vingt-dix. Néanmoins, il met aussi en évidence les tensions qui peuvent naître dès lors que l'appréciation réelle dépasse le rythme correspondant au rattrapage économique. Les contraintes macroéconomiques de l'appartenance à la zone monétaire européenne ou d'un ancrage trop rigide à l'euro peuvent alors compromettre la convergence réelle des économies. Ces résultats pour l'ensemble de l'industrie manufacturière sont complétés par des résultats sectoriels.

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