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Brazil and Mexico's manufacturing performance in international perspective, 1970-1999 [] / [CEPII, Centre d'études prospectives et d'informations internationales] ; Nanno Mulder, Sylvie Montout, Luis Peres Lopes

Auteur principal collectivité : Centre d'études prospectives et d'informations internationales, France, Auteur secondaire : : Mulder, Nanno, 1967-, ;Montout, Sylvie, 1973-...., ;Peres Lopes, Luis, Publication :Paris : Centre d'études prospectives et d'informations internationales, 2002Description : 1 vol. (45 f.) ; 24 cmRésumé : Les secteurs manufacturiers du Brésil et du Mexique ont connu de profondes mutations durant les deux dernières décennies. Jusqu'au milieu des années 80, ces économies étaient hautement protégées vis-à-vis de la concurrence étrangère, elles recevaient de larges subventions et une partie considérable de l'industrie était nationalisée. La crise de la dette de 1982 a mis en évidence l'échec des politiques de substitution aux importations et a marqué le début de stratégies orientées vers les marchés extérieurs. A la fin des années 1980 et au début des années 1990, ces politiques ont complètement modifié l'environnement institutionnel et économique, induisant une vague de privatisation des entreprises et un renforcement de la concurrence. De plus, le commerce extérieur fut libéralisé essentiellement par une réduction des tarifs et une élimination des quotas et licences. Ces deux pays ont intensifié de manière simultanée leurs engagements multilatéraux et leurs relations commerciales régionales. En 1994-95, le Brésil intègre le Mercosur avec l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, alors que le Mexique constitue avec les Etats-Unis et le Canada, le NAFTA. En outre, les dispositions restrictives sur les investissements étrangers furent réduits et le secteur financier réformé. Ce nouvel environnement et en particulier l'exposition croissante à la concurrence étrangère sur le marché domestique et international représente une opportunité pour les firmes d'améliorer leur productivité et leurs performances en matière de coûts. Ce processus fut renforcé par un flux important d'investissements directs étrangers entrants. L'objectif de ce papier est d'estimer si la modification de l'environnement économique et institutionnel de ces deux pays a induit, dans une perspective internationale, une amélioration de leurs performances manufacturières. Nous présentons deux comparaisons, visant à distinguer le Brésil et le Mexique séparément avec les Etats-Unis - un des leaders technologiques au niveau international -, pour 1985 et 1988. Les niveaux de comparaison sont combinés avec des séries temporelles afin d'estimer les changements dans les écarts de productivité du Brésil et du Mexique vis-à-vis des Etats-Unis sur la période de 1970 à 1999. Dans ce papier, nous concentrons notre analyse sur la productivité du travail en l'absence d'estimations fiables pour le stock de capital au Brésil et au Mexique. La productivité du travail est mesurée par le ratio valeur ajoutée sur actifs. Afin de comparer la valeur ajoutée dans les différentes monnaies nationales, nous n'utilisons pas les taux de change. Ils sont inappropriés, car ils sont affectés par les mouvements de capitaux, la politique monétaire et la spéculation. La parité du pouvoir d'achat (PPA) est un facteur de conversion alternatif. Elle est basée sur les prix par catégorie de dépenses finales et adoptés par la Banque Mondiale, EUROSTAT et l'OCDE. Les PPA pourraient être utilisées afin de comparer la production manufacturière et la productivité à travers les pays. Toutefois, elles sont basées sur les prix à la consommation des biens produits sur le marché fabriqués pour l'exportation. Ainsi, au lieu d'utiliser des taux de change PPA, ce papier estime des ratios de valeurs unitaires (RVU) en utilisant la méthode des Comparaisons Internationales de la Production et de la Productivité (ICOP), développée par Maddison et van Ark à l'Université de Groningen dans les années 80. Les premières comparaisons bilatérales sur l'activité manufacturière ont concerné le Brésil/Etats-Unis et le Mexique/Etats-Unis pour 1975 et publié en 1988. Cette étude est par conséquent une actualisation et une extension de la première analyse ICOP. La productivité brésilienne et mexicaine représentait respectivement 42.5 % en 1985, et 27.4 % en 1988 du niveau américain. Durant la période 1970-99, la croissance de la productivité du travail a été plus rapide aux Etats-Unis qu'au Brésil et qu'au Mexique. La plus large chute dans la productivité des pays d'Amérique latine s'est développée durant la "décennie perdue" des années 80. Dans les années 90, le Brésil a réussi à stabiliser l'écart de productivité, alors que la position du Mexique a continué à s'éroder après la crise du peso à la fin de 1994. L'article démontre également que les faiblesses relatives de la productivité du travail n'étaient pas un handicap pour la compétitivité prix des pays d'Amérique latine, dans la mesure où leurs coûts de travail représentent seulement 10% de ceux des Etats-Unis en 1985. De telle sorte que, le coût unitaire du travail brésilien représentait seulement 23% du niveau américain en 1985 et celui du Mexique seulement 37 % du niveau des Etats-Unis..Bibliographie: Bibliogr. f. 31-32.Sujet - Nom géographique : -- Conditions économiques ;-- Conditions économiques Sujet : Productivité ;Mexique ;Industrie ;Coût salarial ;Brésil ;Amérique Sujet Catégorie : ECONOMIE-FINANCES-GESTION
Current location Call number Status Date due Barcode
Bib. Paris
EMP C 169 (02-05) Available EMP62554D

Bibliogr. f. 31-32

Les secteurs manufacturiers du Brésil et du Mexique ont connu de profondes mutations durant les deux dernières décennies. Jusqu'au milieu des années 80, ces économies étaient hautement protégées vis-à-vis de la concurrence étrangère, elles recevaient de larges subventions et une partie considérable de l'industrie était nationalisée. La crise de la dette de 1982 a mis en évidence l'échec des politiques de substitution aux importations et a marqué le début de stratégies orientées vers les marchés extérieurs. A la fin des années 1980 et au début des années 1990, ces politiques ont complètement modifié l'environnement institutionnel et économique, induisant une vague de privatisation des entreprises et un renforcement de la concurrence. De plus, le commerce extérieur fut libéralisé essentiellement par une réduction des tarifs et une élimination des quotas et licences. Ces deux pays ont intensifié de manière simultanée leurs engagements multilatéraux et leurs relations commerciales régionales. En 1994-95, le Brésil intègre le Mercosur avec l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, alors que le Mexique constitue avec les Etats-Unis et le Canada, le NAFTA. En outre, les dispositions restrictives sur les investissements étrangers furent réduits et le secteur financier réformé. Ce nouvel environnement et en particulier l'exposition croissante à la concurrence étrangère sur le marché domestique et international représente une opportunité pour les firmes d'améliorer leur productivité et leurs performances en matière de coûts. Ce processus fut renforcé par un flux important d'investissements directs étrangers entrants. L'objectif de ce papier est d'estimer si la modification de l'environnement économique et institutionnel de ces deux pays a induit, dans une perspective internationale, une amélioration de leurs performances manufacturières. Nous présentons deux comparaisons, visant à distinguer le Brésil et le Mexique séparément avec les Etats-Unis - un des leaders technologiques au niveau international -, pour 1985 et 1988. Les niveaux de comparaison sont combinés avec des séries temporelles afin d'estimer les changements dans les écarts de productivité du Brésil et du Mexique vis-à-vis des Etats-Unis sur la période de 1970 à 1999. Dans ce papier, nous concentrons notre analyse sur la productivité du travail en l'absence d'estimations fiables pour le stock de capital au Brésil et au Mexique. La productivité du travail est mesurée par le ratio valeur ajoutée sur actifs. Afin de comparer la valeur ajoutée dans les différentes monnaies nationales, nous n'utilisons pas les taux de change. Ils sont inappropriés, car ils sont affectés par les mouvements de capitaux, la politique monétaire et la spéculation. La parité du pouvoir d'achat (PPA) est un facteur de conversion alternatif. Elle est basée sur les prix par catégorie de dépenses finales et adoptés par la Banque Mondiale, EUROSTAT et l'OCDE. Les PPA pourraient être utilisées afin de comparer la production manufacturière et la productivité à travers les pays. Toutefois, elles sont basées sur les prix à la consommation des biens produits sur le marché fabriqués pour l'exportation. Ainsi, au lieu d'utiliser des taux de change PPA, ce papier estime des ratios de valeurs unitaires (RVU) en utilisant la méthode des Comparaisons Internationales de la Production et de la Productivité (ICOP), développée par Maddison et van Ark à l'Université de Groningen dans les années 80. Les premières comparaisons bilatérales sur l'activité manufacturière ont concerné le Brésil/Etats-Unis et le Mexique/Etats-Unis pour 1975 et publié en 1988. Cette étude est par conséquent une actualisation et une extension de la première analyse ICOP. La productivité brésilienne et mexicaine représentait respectivement 42.5 % en 1985, et 27.4 % en 1988 du niveau américain. Durant la période 1970-99, la croissance de la productivité du travail a été plus rapide aux Etats-Unis qu'au Brésil et qu'au Mexique. La plus large chute dans la productivité des pays d'Amérique latine s'est développée durant la "décennie perdue" des années 80. Dans les années 90, le Brésil a réussi à stabiliser l'écart de productivité, alors que la position du Mexique a continué à s'éroder après la crise du peso à la fin de 1994. L'article démontre également que les faiblesses relatives de la productivité du travail n'étaient pas un handicap pour la compétitivité prix des pays d'Amérique latine, dans la mesure où leurs coûts de travail représentent seulement 10% de ceux des Etats-Unis en 1985. De telle sorte que, le coût unitaire du travail brésilien représentait seulement 23% du niveau américain en 1985 et celui du Mexique seulement 37 % du niveau des Etats-Unis.

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