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Liquidité et passage de la valeur [] / [CEPII, Centre d'études prospectives et d'informations internationales] ; Pierre Villa

Auteur principal collectivité : Centre d'études prospectives et d'informations internationales, France, Auteur secondaire : : Villa, Pierre, 1950-....Publication : Paris : Centre d'études prospectives et d'informations internationales, 2002Description : 1 vol. (73 p.) ; 24 cmRésumé : Après une relecture de Hicks qui nous permet de définir la notion de liquidité dans une économie sans actif financier nommé monnaie, on montre que la liaison entre taux court et taux long ou cours de bourse a deux significations. C'est une structure de taux traditionnelle qui révèlent les anticipations des agents et leur préférence pour le présent (leur fonction d'utilité), le niveau du taux court est alors relié au niveau des cours de bourse et au niveau du taux long. C'est une relation entre le coût de la liquidité fixé par la banque centrale et celui obtenu sur les marchés, la variation du taux court est alors reliée à la variation des cours de bourse. Nous introduisons cette idée dans un modèle macro-économique avec dette publique et marchés financiers et nous discutons les politiques mixtes de stabilisation et la crédibilité des règles selon que les agents privés (le monde réel) sont keynésiens ou classiques dans la formation de leurs anticipations d'inflation et de croissance de la demande (le monde est ultraclassique ou ultrakeynésien ou mixte), selon que les marchés financiers sont stabilisants (anticipations tournées vers l'avant) ou destabilisants (anticipations tournées vers l'arrière). Sauf lorsque le régime de l'économie est ultrakeynésien, on arrive toujours à trouver un régime de politique mixte actif/passif stabilisant. Dans le dernier cas il est nécessaire de stabiliser le taux d'intérêt de la dette ou les cours de bourse car les marchés s'ils font des anticipations déstabilisantes déstabilisent l'économie réelle par effet de richesse. La crédibilité de la politique mixte peut être pensée comme un jeu vis-à-vis des marchés et des entreprises sans faire intervenir une relation avec les salariés ou les syndicats et donc sans invoquer une hypothèse de chômage naturel qui est parfois incompatible avec la réalité. Dans ce cas le modèle doit tenir compte des chocs de répartition à côté des traditionnels chocs de demande et d'offre. Une détermination absolue des prix dans la théorie économique doit faire appel à d'autres propriétés que les principes traditionnels d'équivalence du premier ordre..Bibliographie: Bibliogr. p. 65-73.Sujet - Nom d'actualité : Bourse ;Marché monétaire Sujet : Liquidité ;Economie ;Budget Sujet Catégorie : ECONOMIE-FINANCES-GESTION
Current location Call number Status Date due Barcode
Bib. Paris
EMP C 169 (02-10) Available EMP62712D

Bibliogr. p. 65-73

Après une relecture de Hicks qui nous permet de définir la notion de liquidité dans une économie sans actif financier nommé monnaie, on montre que la liaison entre taux court et taux long ou cours de bourse a deux significations. C'est une structure de taux traditionnelle qui révèlent les anticipations des agents et leur préférence pour le présent (leur fonction d'utilité), le niveau du taux court est alors relié au niveau des cours de bourse et au niveau du taux long. C'est une relation entre le coût de la liquidité fixé par la banque centrale et celui obtenu sur les marchés, la variation du taux court est alors reliée à la variation des cours de bourse. Nous introduisons cette idée dans un modèle macro-économique avec dette publique et marchés financiers et nous discutons les politiques mixtes de stabilisation et la crédibilité des règles selon que les agents privés (le monde réel) sont keynésiens ou classiques dans la formation de leurs anticipations d'inflation et de croissance de la demande (le monde est ultraclassique ou ultrakeynésien ou mixte), selon que les marchés financiers sont stabilisants (anticipations tournées vers l'avant) ou destabilisants (anticipations tournées vers l'arrière). Sauf lorsque le régime de l'économie est ultrakeynésien, on arrive toujours à trouver un régime de politique mixte actif/passif stabilisant. Dans le dernier cas il est nécessaire de stabiliser le taux d'intérêt de la dette ou les cours de bourse car les marchés s'ils font des anticipations déstabilisantes déstabilisent l'économie réelle par effet de richesse. La crédibilité de la politique mixte peut être pensée comme un jeu vis-à-vis des marchés et des entreprises sans faire intervenir une relation avec les salariés ou les syndicats et donc sans invoquer une hypothèse de chômage naturel qui est parfois incompatible avec la réalité. Dans ce cas le modèle doit tenir compte des chocs de répartition à côté des traditionnels chocs de demande et d'offre. Une détermination absolue des prix dans la théorie économique doit faire appel à d'autres propriétés que les principes traditionnels d'équivalence du premier ordre.

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